Georges Brassens – Les Copains d’Abord

Couvrant la période 1961 à 1964, ce quatrième disque contient trois poèmes de Paul Fort (L’Enterrement de Verlaine, Germaine Tourangelle, À Mireille dite « Petit Verglas ») lus sans musique par Brassens, avec beaucoup d’émotion entre deux gaudrioles. De La Fille à Cent Sous où un ivrogne achète la femme d’un autre ivrogne, au Temps ne fait Rien à l’Affaire où l’on évalue la connerie à travers les âges ; la chanson Jeanne étant dédiée au grand cœur de sa logeuse éternelle, même si désapprouvant le fait qu’elle se remarie à l’âge de 75 ans, il déménagera pour de bon en 1966… Marquise est une gâterie bien torchée (le texte est de Pierre Corneille avec Tristan Bernard à la chute) ; tandis que Les Quat’z’arts compte parmi ses chansons les plus bouleversantes, une histoire démarrant sur le ton de la plaisanterie mais que chaque strophe dégrade vers la tragédie… Des airs à la guitare faussement simples, des textes millimétrés et des propos sans concession : la suite, vite !