Genesis – And then There were Three

Avec le départ du guitariste Steve Hackett, réduisant Genesis à Tony Banks, Mike Rutherford et Phil Collins, 1978 marque un tournant dans la carrière du groupe qui s’éloigne du style progressif vers un format pop rock, à travers leur neuvième album And then There were Three où germe déjà la carrière solo que Collins esquissera trois ans plus tard… Verrouillées dans un format court, étriquées à la manière de hits pouvant passer à la radio, les chansons mettent au premier plan la voix de Phil interprétant des mélodies tumultueuses (Undertow, Ballad of Big) tandis que Snowbound et Say it’s Alright Joe renferment déjà l’esprit des slows propres à la bande fm des années 80… Sauvé des eaux, The Lady Lies demeure le joyau longue durée de ce disque annonciateur de la façon dont Genesis va passer à la postérité, faisant hélas trop vite oublier tout ce qui a précédé.