Général Alcazar – Les Singulières

Le septième album du Général paraît en 2007, toujours au Chant du Monde dont il faut saluer le soin apporté à l’objet disque, représentant ici la sérigraphie d’une femme-sirène signée Isabelle Marsala, au sein d’un digipack renfermant un livret richement illustré et contenant les textes des chansons… Album plus aéré que le précédent, Les Singulières renoue avec une instrumentation festive et où les mots composés du Général se posent tels des papillons insaisissables : Outsiders et son parfum d’optimisme, les illusions de Je Trime je Bosse j’astique ou le retour du cher mélodica dans Le Petit Inventaire, jusqu’au Maître des Lieux qui se termine en forme de conte pour grands enfants… Plus que jamais rugueux et précieux à la fois, ce disque foisonnant me fait penser à la puissante fragilité de Renaud Papillon Paravel, un autre esprit libre venu du sud. On n’y rentre pas forcément du premier coup, mais une fois qu’on y est… « Hooray hooray hooray up ! »