Général Alcazar – La Position du Tirailleur

De profil et le torse nu, armé d’un simple ukulélé, au moment d’entrer dans l’arène le Général Alcazar vient de tomber le masque. Nous sommes en 1998 lorsque paraît La Position du Tirailleur, son troisième album où il chante enfin en français, pratique le mélodica en plus des guitares et s’est entouré de l’ami Comelade aux claviers et à l’accordéon, et de David Rieu au synthé Moog… C’est avec cet album que j’ai découvert le Général, au hasard d’une nocturne radiophonique l’année de sa sortie ; composé de 9 morceaux renversants de musicalité et où des textes libres comme l’air se déversent en torrents bruts, riches de sens tout en échappant à l’entendement : féerie baroque, grave et fantaisiste sur Jour de Gloire et Brave Homme Libre, philosophique dans La Coutume et éminemment politique le long de La Piste et du Moindre Effort… Un cocktail détonant où aucun ingrédient n’est en trop, concentré et jamais servi auparavant.