Ennio Morricone – Il était une fois en Amérique

En 1984 avec Il était une fois en Amérique, Morricone et Leone créent leur dernier chef-d’œuvre. Comme à son habitude, Ennio a écrit les grandes lignes de sa partition en amont pour être jouée en direct sur les lieux de tournage, permettant une symbiose particulière entre les acteurs et sa musique… Brillamment montée, l’histoire s’étend de 1922 à 1968 entre Prohibition et crime organisé, amours impossibles, amitié et trahisons… Poverty démarre au piano et se poursuit à la flûte de pan, puis au banjo dans une variation sur le même thème (Childhood poverty). Deborah rappelle l’œil du jeune Noodles en voyeur et humidifie aussi celui de l’auditeur ; avec Childhood Memories c’est l’enfance qui revient, puis les années insouciantes à travers les cuivres de Friends ou Speakeasy… Composé par Joseph Lacalle, le thème d’Amapola est scindé en trois parties évoquant Deborah (alias Jennifer Connelly/Elizabeth McGovern), chère entre toutes à Noodles (Robert de Niro)… Seize ans après Il était une fois dans l’Ouest qui conserve ma préférence d’une courte tête, Morricone réitère l’exploit de signer une bande originale atemporelle et puissante.