Elliott Smith – XO

Avec XO paru chez Dreamworks en 1998, Elliott Smith accède aux moyens d’un grand label et s’entoure d’un véritable orchestre, sans pour autant renoncer à jouer lui-même d’une dizaine d’instruments. Si son style a un peu perdu de sa fraîcheur, le chant sort gagnant de ces arrangements et Waltz #2 séduit instantanément avec son piano fringant… Je pense à We’re Going to be Friends au son de la guitare de Oh Well, Okay et les chœurs de I Didn’t Understand semblent échappés de Because ; l’ensemble est feutré et les textes profonds, ainsi dans A Question Mark Elliott s’interroge sur ce besoin qu’ont certains de tout vouloir clarifier… Il meurt à 34 ans de coups de couteaux dans le ventre qu’il se serait donnés lui-même, écorché jusqu’au bout sans être parvenu à se libérer de ses démons. De ces artistes qui ont fait encore moins long feu que Gainsbourg, en bonne place aux côtés de Jeff et de Nick, de Puzzledoyster qui me l’a fait découvrir et auquel je pense tous les jours en écoutant ma discothèque. Xoxo. « I’m not half what I wish I was… »