Eddie Gomez – Gomez

C’est avec Gomez que j’ai découvert le jazz dans les années 90, un album gravé en 1984 par le contrebassiste américain Eddie Gomez né quarante ans plus tôt. D’abord musicien de studio, il a joué avec Davis, Coltrane ou Evans, livrant ici neuf compositions aux côtés de Chick Corea et Steve Gadd où le piano miroite, la batterie se fond et la contrebasse éblouit dès Dabble Vision, belle entrée en matière complétée plus loin par A Japanese Waltze… Le tango funèbre de Zimmermann évoque Grappelli et les percussions de Mez-Ga dictent leur conduite sur un tempo de course-poursuite ; le piano électrique à la Ponty laissant alterner les solos de Ginkakuji… Les guitares frôlent la virtuosité du trio de Mc Laughlin (Santurce, We Will Meet Again), et le saxo de Row, Row, Row your Tones fait penser à Taxi Blues sur ce disque où l’on passe un moment peinard, très recommandé pour s’initier aux méandres du jazz tendance fusion.