Dmitri Shostakovich/Sergei Prokofiev – Symphonie n°5/L’Amour des Trois Oranges

En 1937, Shostakovich écrit sa Symphonie n°5 dans une maison de repos en Crimée. Le Moderato est clinquant et pompeux, la grâce arrive avec l’Allegretto et son entrain familier, beethovénien aux accents alpestres et riche en cors, où l’alternance des instruments fait penser à des collages disparates, clairsemés de tambour et soutenu par un xylophone contemporain. La lenteur du Largo s’immisce à la manière du Zarathoustra de Richard Strauss, l’Allegro no troppo redevenant confus à mes oreilles malmenées… En seconde partie de ce disque paru chez Sony et dirigé par Eugene Ormandy, on a plaisir à découvrir L’Amour des Trois Oranges, une suite symphonique adaptée par Sergei Prokofiev en 1925 de son opéra du même nom. Conte burlesque articulé en 6 parties impétueuses, d’une Marche aux allures de cirque à l’espièglerie de la Fuite finale, le temps de 17 minutes fantastiques et légères, d’une grande force narrative.