Dif Juz – Extractions

Paru en 1985, le premier album de Dif Juz s’ouvre sur une large plage jazz signée du batteur Richard Thomas, saxophoniste à ses heures (Crosswinds). Puis les guitares se chevauchent en vagues pas trop froides (Silver Passage), avant Last Day et son synthé très Eno… Chanté par la douce Elizabeth, Love Insane infuse comme une tasse de rooibos au coin du feu ; avant de savourer les textures veloutées d’Echo Wreck. Aussi originales que Section 25 et Harold Budd réunis, ces Extractions contrastées entre ambient et cold wave s’achèvent avec un Twin & Earth remuant et abrasif… Un opus qui m’évoque aussi les multiples facettes du collectif This Mortal Coil, emblématique des choix du label 4AD et à laisser décanter sans précipitation.