Dick Annegarn – Adieu Verdure

Si j’ai bien compté, Adieu verdure est le quatorzième album du grand Hollandais, plutôt pas mal pour quelqu’un qui se serait battu contre des moulins à vent. Sorti chez Tôt ou tard, qui lui fait confiance depuis Approche-toi, cet album semble sorti de la même marmite, avec à nouveau Mondino à la photo, l’absence de verdure étant illustrée par des tons ocres et de carton. Un livret épais et sensuel, dans une édition digipack ficelée comme un petit paquet que l’on s’offre à soi-même, pour retrouver les mots graves et délirants de ce sorcier du verbe, aux ressources intarissables. Rhapsode est un duo ciselé avec Matthieu Boogaerts, Que toi désarticule l’autre, Boileau expose en fanfare la vanité humaine, Gisèle nous met en boîte et sur La Limonade, Dick entreprend une comptine un rien funèbre, tout en jouant de l’harmonium. Entre dérision et espièglerie, il n’y a jamais d’artifice. Juste du feu.