Depeche Mode – Ultra

Dix ans ont passé depuis l’appel aux masses, Alan Wilder a quitté le groupe et j’ai pour ma part oublié de m’intéresser aux deux albums de Depeche Mode les plus adulés sur la planète. C’est avec leur neuvième opus que ma curiosité a de nouveau été piquée, cet Ultra qui a failli ne jamais voir le jour entre la défection de Wilder et l’addiction à la cocaïne de Dave Gahan, mais il s’est repris en main et la soudure a tenu entre les trois membres fondateurs… L’arrivée de guitares charnelles et enveloppantes surprennent dans le bon sens, très convaincantes sur Useless ; tandis que sur Home la patte synthé de DM continue de faire merveille, associée à une rythmique electro et des envolées de cordes trip hop. Dans la même veine, The Bottom Line est une ballade romantique ; suivie d’Insight où Gahan nous dit que « The fire still burns » et l’on est bien content pour lui. Quatre ans plus tard, n’ayant pas été suffisamment excité par leur dixième disque, j’ai pris mes distances avec ce groupe qui a certes joué un rôle dans l’essor de la musique électronique, mais sans être aussi essentiel que Kraftwerk ou Orchestral Manœuvres in the Dark.