Depeche Mode – Some Great Reward

Some Great Reward paraît en 1984, un an après l’anecdotique Construction Time Again dont le seul intérêt aura été d’initier Depeche Mode à la manipulation de samples industriels, auxquels ils auront souvent recours et qui va marquer leur empreinte sonore sur ce quatrième album, gravé pour l’éternité comme le couple de mariés en couverture a peut-être inscrit son nom sur le mur de l’usine derrière eux… J’évacue les tubesques People are People et Master and Servant, même s’ils sont très efficaces et toujours écoutables trente ans après, pour m’arrêter sur It Doesn’t Matter, Stories of Old et Somebody : une suite empathique oscillant entre la nostalgie des jours heureux et la sensation que tout va s’effondrer… Traînant le pas, nourri aux claviers analogiques et s’achevant sur If You Want et Blasphemous Rumours, deux titres désabusés pour peu que l’on s’intéresse aux paroles, Some Great Reward nous laisse démunis devant ce refrain de la vie que l’on chantait jusqu’ici de bonne foi.