David Bowie – Lodger

Dernier volet de la trilogie berlinoise (je fais l’impasse sur l’ennuyeux Heroes), Lodger est marqué par l’arrivée du guitariste Adrian Belew, membre des King Crimson, au détriment de Robert Fripp qui figurait sur HeroesBrian Eno est resté fidèle au poste, et c’est en usant d’instruments originaux que l’ancien membre de Roxy Music donnera à Lodger sa coloration raffinée, entre synthés et piano préparé ; même si cet album est bien trop pop rock pour atteindre les sommets de Low, et fait davantage penser à une fantaisie à la manière des Talking Heads… Pour autant, African Night Flight transporte par sa rythmique tribale, tandis que d’étranges claviers déménagent dans Move On ; et même si Red Sails fait hélas déjà penser à China Girl (de même que D.J semble préfigurer Let’s Dance), un certain swing réapparaît sur Repetition, au sein d’un album très inégal et sans véritable magie, que j’ai peut-être conservé afin d’avoir un Bowie « normal » entre Low et 1. Outside, les deux monuments qui à mon sens méritent de passer à la postérité…