David Bowie – 1. Outside

Dix-neuvième album studio de Bowie, 1. Outside devait initier un cycle dramatique en cinq parties, mais les quatre suivantes n’ont jamais vu le jour… Une œuvre aux influences multiples, entre rock industriel et techno, marquée par le retour de Brian Eno et l’envie manifeste de se renouveler ; un concept album autour du journal intime de Nathan Adler, enquêteur chargé d’élucider le meurtre de Baby Grace Blue, ainsi que nous l’apprend un livret littéraire et coloré, dont la couverture est un auto-portrait de Bowie à l’acrylique. L’ambiance qui règne tout au long de ce disque est liée à un son d’une rare amplitude, entre guitares déchaînées (Hallo Spaceboy), interludes narratives angoissantes (Segue: Baby Grace, Segue: Algeria Touchshriek, Segue: Nathan Alder) et saillies pianistiques débridées (A Small Plot Of Land). Sans parler de l’incontournable I’m Deranged, que David Lynch n’a pas manqué d’utiliser en ouverture de Lost Highway, son meilleur film… On l’aura deviné : avec Low c’est le seul album de Bowie que j’emporterai sur une île, déserte ou non.