David Axelrod – Songs of Experience

David Axelrod est né en 1936 à Los Angeles. Précurseur du jazz fusion, un courant musical que Miles Davis ou Frank Zappa vont contribuer à faire connaître, son second album Songs of Innocence fait partie d’un triptyque consacré au poète William Blake. Les morceaux n’ont l’air de rien, ça s’écoute tout seul comme une bande originale, avec d’un côté une orchestration qui fait penser aux années 70 (sur London on s’attend à voir surgir un espion de derrière le rideau de son salon), et de l’autre une production novatrice où les cordes s’envolent sans jamais transpirer, où le piano ne s’arroge pas la vedette, laissant sur The Human Abstract autant de place au couple basse et batterie, rejoint par des accords électriques le temps d’une transition vers la trompette, élégante jusqu’au retour du piano, achevant ce morceau de la même manière qu’il l’avait commencé… Le livret retrace en détail le parcours d’un artiste hors norme, à lire pour prolonger la sensation de limpidité éprouvée le long de cette trop brève demi-heure.