David Axelrod – David Axelrod

De même qu’avec Songs of Experience, cet album éponyme m’a toujours fait penser à la période conceptuelle de Serge Gainsbourg, ce qui est aussi rare que réjouissant. Le jeu de la guitare basse est à cet égard frappant, associé aux cordes langoureuses sur Crystal Ball, ou au contraire électriques et nerveuses sur The Dr & The Diamond, tout fait penser au lyrisme sulfureux de Melody Nelson. Longuement préfacé par DJ Shadow, le livret nous permet de comprendre que si cet album n’a été publié qu’en 2001, l’essentiel de son matériau a été écrit dans les années 70. Cela explique pourquoi il possède la même couleur musicale, à l’exception de l’ouverture rap assurée par Ras Kass, et l’émouvante conclusion Loved Boy où l’ami des débuts, Lou Rawls, rend hommage au fils de David Axelrod disparu prématurément.