Darkel – Darkel

En 2006, lorsque 50 % d’Air décide de faire bande à part le temps d’un album solo, cela donne Jean-Benoît Dunckel qui se transforme en Darkel, « dunkel » signifiant dark en allemand… Paru un an avant Pocket Symphony, cet album éponyme fait avant tout l’effet d’une excroissance du groupe (Be my Friend, My Own Sun, Beautiful Woman), rien n’étant fait pour atténuer la suavité synthétique propre aux confiseurs de la french touch, le chanteur androgyne s’essayant encore moins que d’habitude à prendre un accent anglais. Heureusement, une poignée de morceaux a échappé à la marmite et vient pimenter la soupe : TV Destroy dont la techno surannée évoque le premier album de Moby ; l’écologique Earth, intimiste même si la démonstration traîne en longueur, sans oublier les demi-teintes atmosphériques d’un Bathroom Spirit que l’on n’espérait plus. De quoi se désennuyer en douceur avant de ranger ce digipack dont on appréciera le façonnage, le disque en lui-même étant noir des deux côtés.

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