Daphni – Jiaolong

Paru deux ans après Swim, Caribou alias Daphni inonde à nouveau les platines des nightclubs avec un son plutôt dance qu’electro, et l’assume d’emblée avec Yes I Know, comme une confession à base d’échantillons R&B vieillots… Une ouverture ratée et qui donne envie de jeter l’éponge, mais il serait dommage de passer à côté du prochain morceau : Ne Noya et ses percussions africaines imbriquées dans une voix insondable et mélodieuse ; c’est fascinant à condition d’en créditer aussi le mérite à Cos-Ber-Zam, son auteur original. La sourdine savante de Ye Ye accroche elle aussi du premier coup, de même que la vague inquiète d’Ahora et la glissade industrielle de Long ; aussi malgré les bouche-trous Light ou Springs et un virage évident vers la techno à se trémousser, Jiaolong reste un album plutôt inspiré. Côté livret par contre, après la performance esthétique de Swim on est forcément déçu par un in-folio simpliste.