Daniel Bélanger – Quatre Saisons dans le Désordre

À chaque écoute de ce disque, je me demande pourquoi Daniel Bélanger est si peu connu en France. Car ces Quatre Saisons dans le Désordre sont aussi rares qu’un hiver estival, du complexe Sortez-moi de Moi à l’amoureux des Deux Printemps, de l’aliénant Je Fais de Moi un Homme à l’inaltérable Respirer dans l’Eau, pour ne rien dire du Primate Électrique refermant le conte, où cet exacerbé du verbe nous confie sa tentation du vide… Un disque inclassable, dont le son mais aussi la voix font penser au Grace de Jeff Buckley ; là comme ailleurs je pèse mes mots, tout comme ceux de Bélanger sont importants et figurent dans un livret comprenant d’autres photos aériennes, émouvantes signées Tchi et Yves Fournier. Ce disque a beaucoup compté dans ma vie, pourtant je ne suis pas sûr qu’il existe encore quelqu’un qui se souvient pourquoi. La musique a aussi le pouvoir de raviver des émotions périmées. « Libre à mourir de rire… »