Daft Punk – Discovery

Quatre ans après les langueurs funky de Homework, les motards de la french touch sont de retour avec Discovery, que les initiés ont surnommé « very disco » tout comme ils savent aussi très bien prononcer le onzième titre du disque : Veridis Quo… Évoquant à de nombreuses « reprises » les années disco, ce second album sample en effet des standards allant de Cerrone à Electric Light Orchestra en passant par Prince, avec Short Circuit qui permet aussi de retrouver les accents funk de Homework. Le plus gros changement réside dans l’ajout de paroles sur cinq chansons, en invitant en particulier le DJ américain Romanthony sur One More Time et Too Long, qui ouvrent et ferment l’album avec tant d’apprêts que le doute n’est plus permis : les Daft Punk sont en train de tourner le dos à ce qui faisait leur charme. Ils ont bien lâché quelques perles, comme Digital Love où ce sont eux qui chantent à la manière des Buggles dans Video Killed the Radio Star, où encore Nightvision qui rappelle superbement I’m not in Love des 10cc ; mais pour le reste j’ai cessé de les suivre, et le single Get Lucky ne m’a pas vraiment donné envie d’y revenir…