Can – Tago Mago

Attention les oreilles. Sorti en 1971 sous la forme d’un double vinyle, Tago Mago kidnappe son auditeur pour un voyage de 73 minutes où chaque seconde compte… Oh Yeah est un premier joyau groovy, vaguement barré avec la voix inversée de Damo Suzuki ; comme une entrée en matière avant la succession de trois chansons infernales. Halleluhwah nous emporte loin de la maison, inutile de se retourner on ne la reverra pas de sitôt, Aumgn fout les jetons (vraiment) puis Peking O consacre l’arrivée des ténèbres. On crie. On exulte. On a perdu la raison au sein de cette rythmique à faire pâlir un fan de jazz, cette liberté insensée à la guitare et au clavier, ces solos télescopés ! Pourtant rien ne fait foutoir dans cet univers sonore régi par sa propre logique ; Bring me Coffee or Tea nous ramenant sur Terre juste à temps pour le petit déjeuner, mais notre appétit a changé de planète et déjà, nous avons envie d’y retourner… Comme toutes les grandes œuvres, on ne comprend pas ce disque du premier coup. Comptez trois écoutes espacées pour commencer à ressentir des effets euphorisants.

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