Blonde Redhead – Penny Sparkle

Le son a évolué, s’est étoffé vers de plus acceptables arrangements, mais la voie de Blonde Redhead ne varie pas, et à l’heure où la mélancolie est devenue un bien de consommation courante, il est recommandé d’embarquer pour Penny Sparkle et les voix indomptables de Kazu et d’Amedeo, la guitare de Simone. Here Sometimes ouvre le bal un peu pop, la première ivresse arrive avec Will There be Stars, puis le riff de My Plants are Dead renvoie à The Cure, avant que Love or Prison ne nous fige un long moment… Everything is Wrong et ses synthés aériens, Spain en guise d’au revoir déchiré, deux claviers ont été invités mais qu’importe, l’étincelle est intacte. Huitième album studio, quinze ans de carrière et peut-être un semblant de sagesse, mais le trio reste soudé par une alchimie plus forte que les dissensions. Présenté dans un digipack où tout a été écrit à la main, Penny Sparkle cultive l’art de la continuité dans le chaos.