Blonde Redhead – Fake can be Just as Good

C’est avec cet album que j’ai découvert Blonde Redhead, l’année de sa sortie et grâce à l’excellent Puzzledoyster ; puis je ne m’y suis plus intéressé pendant dix ans, avant d’en tomber amoureux et d’acquérir tous leurs disques en quelques mois… Désormais affranchis du label de Steve Shelley, BRH passe chez Touch & Go où ils ne vont renoncer à rien, bien au contraire : la manière dont guitare et batterie échangent sur Symphony of Treble, ou les secousses de Water sont là pour nous rappeler qu’ils sont toujours bien ancrés dans le noise rock ; mais Fake can be Just as Good sait aussi se montrer plus pop, de la détresse progressivement hurlée d’Ego Manic Kid à la déroute pêchue de Bipolar, sans oublier le lancinant instrumental Futurism vs. Passeism, qui achève l’album sur un indice de la prochaine déflagration…