Björk – Medúlla

Cinquième album studio de Björk, Medúlla est constitué majoritairement de voix humaines a cappella. Linéaires sur certains titres, elles se suffisent à elles-mêmes dans Desired Constellation, se superposent dans Where is the Line ou Submarine avec la participation de Robert Wyatt, voire sont utilisées comme des collages dans Oceania et Mouth’s Cradle. De rares instruments servent parfois d’étoffe, comme une discrète ligne de basse sur le chavirant Who is It ; et si Vökuró évoque le folklore, Ancestors est garni d’onomatopées primales. Un album très différent de ce qu’a produit Björk jusqu’ici, mais là encore le lien opère entre les chansons par la grâce de sa voix, au gré d’un disque qui s’apprécie après de multiples écoutes. Ancien membre des Roots, Rahzel a contribué à l’écriture des rythmes, le Japonais Dokaka prêtant ses talents de human beatbox à la chanson refermant l’album. La photo de couverture compose l’une des plus belles pochettes qui soit, avec le titre de l’album porté par Björk comme un collier évoquant une colonne vertébrale ; Medúlla signifiant moelle.