Bauhaus – The Sky’s Gone Out

Troisième album de Bauhaus, The Sky’s Gone Out s’ouvre sur une reprise pêchue du Third Uncle de Brian Eno. Un peu plus loin, Swing the Heartache évoque lui aussi les sonorités du roi de l’ambient. Bauhaus nous déroute le temps que tout le monde soit installé, car lorsqu’arrive Spirit on comprend que l’apéritif est terminé, et tant pis si l’on n’a pas pris assez de cacahuètes. Après cette progression de folie, les trois parties de The Three Shadows aident à redescendre jusqu’à Exquisite Corpse, second sommet très dub où l’on se prend des baffes. Du côté des inédits, si d’entendre une énième version de Ziggy Stardust ne m’a pas exalté, j’ai un grand faible pour Party of the First Part et ses dialogues évocateurs de la légende de Faust, extraits du film d’animation The Devil and Daniel Mouse simplement accompagnés par un piano, une basse et une batterie très en avant, installant une ambiance aux échos résolument gothiques. Fin Costello signe des photos du groupe dans un livret soigné, avec en couverture à nouveau un tableau de Daniel Ash.