Bauhaus – Burning from the Inside

Sorti en 1983, Burning from the Inside est le dernier album de Bauhaus. Celui de la fausse reformation de 2008 ne compte pas. Au menu et sans toiles d’araignée, un asile offert à Antonin Artaud, tribal à volonté avec une guitare à la Robert Smith, suivie d’un final pour aliénés only. Puis King Volcano fait diversion, ovni des prairies ainsi que la ballade folk Slice of Life, nous menant doucement vers le titre central Burning From the Inside, génial comme un échange de tennis alternant smash et retours de volée, le mot « anymore » étant décliné, répété, trituré, prolongé, cloné pendant quatre minutes. Peter Murphy y est au sommet de sa voix, avec ou sans écho et soutenue par une seule note à la basse, tan tan tan-tan, une guitare et une batterie… On boucle avec Hope, enlevé et optimiste, jolie chute avant les inédits et un ultime dub pour s’éclater en feuilletant le livret reproduisant brouillons de paroles et gribouillages. De quoi refermer en beauté un chapitre musical intense, Bauhaus ayant enregistré quatre merveilles en à peine quatre ans. Une prouesse qui ne pouvait pas durer indéfiniment.