Archive – Controlling Crowds

Très déçu par Noise et Lights, je m’étais fait à l’idée que rien n’approcherait jamais plus You all Look the Same to Me. Mais avec Archive il ne faut jamais jurer de rien, et c’est sans a priori que je retentai ma chance après avoir attendu que cet opus sorte dans son intégralité, à savoir un double album de deux heures. Dès l’ouverture, en entendant la voix du nouveau chanteur Pollard Berrier, un pressentiment me gagne, bientôt doublé de frissons lorsque Rosko John, de retour, débite ses premiers mots ; puis la voix saisissante de Maria Q sur Collapse/Collide, oui ! Le son d’Archive a retrouvé toute sa densité, et va m’emporter dans un voyage sublime, qui gagne en profondeur à chaque nouvelle écoute. Des textes mêlant la révolte et la fragilité, la sensation d’être immergé au cœur d’un univers où seule la musique fait substance, balayant toute réalité. Un pouvoir d’évocation plus fort qu’un film de cinéma, qui nous submerge en nous laissant éreintés et heureux… Un flux qui se reçoit de part en part, avec un petit entracte pour changer de disque et parcourir le livret, très complet.