Amy Winehouse – Back to Black

Trois ans après la révélation de Frank, le second album studio d’Amy Winehouse paraît fin 2006. Encensé par la critique pour son alliage réussi de rhythm’n blues et de jazz, de soul et de hip hop, Back to Black ratisse large et séduit tant l’amateur de pop indie que le nostalgique des années MotownRehab et Back to Black sont devenus des standards que l’on fredonne sans y penser ; le premier où par bravade Amy envoie tout le monde balader, le second pour son piano et ses paroles désabusées… Les saxos balancent sur You Know I’m no Good et l’amertume de Wake up Alone rappelle Lana del Rey, Just Friends est même reggae sur ce disque équilibré entre l’intime et le swing ; Amy pourtant ne va pas bien et devient tristement célèbre pour arriver ivre et droguée à ses propres concerts. Elle finira par accepter de se faire aider, avant de mourir d’une overdose au même âge que Janis Joplin. « I told you I was trouble, you know that I’m no good… »