Albert Marcœur – (m, a, r, et cœur comme cœur)

Paru en 1998, le septième album de Marcœur consacre sa singularité à travers 12 chansons malicieuses et inspirées. Quatorze ans apres Celui où y’a Joseph, Albert a dit à ses amis de la fanfare de rester à la maison pour concocter ce disque plus personnel, qui démarre sur un son funk et un chronomètre (Cérémonie d’Ouverture) annonçant le top départ… Entre inventaire oulipien et jeux de mots à la Philippe Delevingne, Que D’eau ! s’écoule sur un synthé rafraîchissant ; dans le même esprit, le Dijonnais part du quotidien pour aboutir à la plus belle Déclaration Officielle suivie d’une instrumentale romantique (Une, Deux, Trois Flûtes) ; puis se montre taquin avec C’est pas l’Moment, en duo avec Elise Caron et dans la veine de Joseph RacailleAu Stade, un père parle avec son fils sur un air cafardeux à la guitare électrique ; c’est un morceau fascinant, épuisant alors pour récupérer on écoutera Le Sport de Jacno… La Cérémonie de Clôture boucle ce décathlon sur l’éternelle question des poils pubiens, avec sur le podium un Albert Marcœur champion incontesté de ces petits-riens qu’il semble avoir tapé lui-même à la machine à écrire, dans un livret stylé sur papier gaufré.