Alain Bashung – Confessions Publiques

Enregistrées lors d’une tournée au fil des villes de Lyon à Evreux, Bruxelles ou Paris, ces Confessions publiques font la part belle à Chatterton. À Ostende et L’Apiculteur ont été particulièrement retravaillés, en bord de mer l’accordéon s’est invité sur tout le morceau ; et du côté des abeilles, la coulée douce amère s’étend au gré de cordes espacées, tendues vers le silence d’applaudissements prolongés… Les classiques sont au menu, ça crie sur Gaby à la fois rabotée et étendue, malaxée ; Toujours sur la Ligne Blanche s’épanche à grands traits de peinture, remuée à même le seau ; Bijou Bijou terminant le bal en accords qui se font attendre, prolongeant le plaisir de Bashung sur le point de conclure son tour de chant. Un double album où l’on parcourt les quinze premières années de sa carrière, toujours entouré de musiciens incroyables, et j’aimerais citer ici Jean-Yves Lozac’h au pedal steel, un instrument typiquement country, souvent confondu avec la guitare.