A Reminiscent Drive – Mercy Street

Conçu par le belge Jay Alanski, A Reminiscent Drive est un projet musical produit par le label FCom, emblématique de la scène électro française. Il en sortira deux albums, Mercy Street et Ambrosia, comètes éphémères au sein de la nébuleuse de cet auteur insaisissable, qui s’était illustré dès 1979 en coécrivant le Banana Split de Lio. Il y a certes un peu à boire et à manger dans cet album où se mêlent le lent et le vif, entre la mélopée de Life is Beautiful et l’entêtant Like Twins, le temps de traverser l’inquiétant Footprints nous arrivons à l’apogée de cette œuvre incarné dans Dawn Man, une litanie époustouflante que je n’hésite pas à rapprocher de Rose, un morceau des Bark Psychosis lui aussi sans équivalent. L’édition digipack se présente sous la forme d’un triptyque riche en photographies, orné en couverture d’un arbre tout en fleurs sur un fond coloré entre ciel et prairie. De prime abord tout a l’air normal, à l’image de ce disque aux nombreuses facettes.