A Reminiscent Drive – Ambrosia

Un de ses premiers morceaux a été jugé digne de figurer sur la compilation Musiques pour les Plantes Vertes, mais l’on ne saurait en rester là si l’on veut saisir toutes les nuances de Jay Alanski… Paru en 2000, Ambrosia foisonne. S’y mêlent voix murmurées, énoncées dans de multiples langues comme sur le titre éponyme, bruitages variés et répétés avec Unconditional Love comme un Steve Reich qui donnerait dans le format court ; ou bien nappes lentes suivies d’enchaînements touffus en écho aux mélodies lancinantes, telles Traveling Soul ou Smokey Mountains… Ici un piano incertain, surgi de nulle part le temps d’une poignée d’accords, là un synthé lancé à vive allure, de quoi évoquer Air ou Mellow mais peut-être encore davantage Alpha… Les paroles ont été imprimées dans un livret de seize pages sur papier glacé ; un album à écouter en train, la tête appuyée contre la fenêtre.