A Reminiscent Drive – Ambrosia

Un de ses premiers morceaux a été jugé digne de figurer sur la compilation Musiques pour les Plantes Vertes, mais l’on ne saurait en rester là si l’on veut saisir toutes les nuances de ce compositeur. Ambrosia foisonne. S’y mêlent voix murmurées, énoncées dans de multiples langues comme sur le titre éponyme, bruitages variés et répétés avec Unconditional Love, comme un Steve Reich qui donnerait dans le format court, ou bien nappes lentes et mélancoliques suivies d’enchaînements touffus, en écho aux mélodies lancinantes telles Traveling Soul ou Smokey Mountains. Ici un piano incertain, surgi de nulle part le temps d’une poignée d’accords, là un synthé lancé à grande vitesse, de quoi évoquer les groupes Air ou Mellow, mais peut-être encore davantage Alpha. Le livret de seize pages est remarquable, tout en papier glacé, où les paroles alternent avec des photos saturées de couleur. Un album à écouter en train, la tête appuyée contre la fenêtre…